Projet Faubourg

Projet Faubourg
PROJET FAUBOURG du TEMPLE – PARIS 10ème

Tout d’abord, ce projet a été d’une grande ampleur. Il faut que je vous dise que c’est un peu mon dada, de partir d’une feuille blanche et de tout récréer. 

À l’origine, on peut dire qu’il n’y avait pas grand-chose, voire même rien.  C’était l’atelier d’une artiste qui faisait de la sculpture monumentale. Donc béton au sol, pierres apparentes sur les murs, lumière zénithale et point d’eau constituaient l’espace. Le tout dans un état brut, même très brut ! Electricité et plomberie dataient de l’époque néolithique. Quand j’ai ouvert le robinet de la micro salle de bain sur pilotis au milieu de l’atelier, toute l’eau s’est répandue dans la partie décaissée. 

L’espace était constitué d’un garage et de trois remises, le tout regroupé en un seul lot, créant ainsi une sorte de péniche amarrée. La longueur du bâti ne facilitait pas la tâche au minimum 3,25M. Il y avait trois demi niveaux.

A l’arrière, l’atelier était prolongé par une petite friche d’environ 60m2, une parcelle laissée à l’abandon par son propriétaire suite à des problèmes rencontrés pour une construction non réalisable. Peut-être un jour la parcelle pourrait être ajoutée aux lots ?  Ce joli rêve a pu aboutir quelques années plus tard,  l’acquisition de cette parcelle et sa transformation à défaut d’autre chose en jardin. Un jardin et un potager en plein Paris… Le comble du bonheur… 

Cet atelier a été réaménagé deux fois en 11 ans, avec des configurations très différentes à chaque fois. Et pour cause, entre temps, deux loupiauds sont venus égayer et embellir nos vies et nous avons intégré la fameuse friche… 

Tout cela était situé en plein cœur de Paris. En attendant il y avait du pain sur la planche, pour transformer la place en nid douillet pour amoureux transis ! 

Le parti pris : jouer sur la transversalité de la lumière et sur la longueur du bâti, voire même l’accentuer. Travailler les espaces pour conserver la fluidité de passage d’une pièce à l’autre. Un jolie chalenge. 

D’autre part j’adore chiner et transformer les objets à des fins différentes que celles auxquelles ils étaient destinés.  

Mais rien ne vaut un bon reportage photo pour se rendre compte du travail qui a été abattu…  Qu’en pensez-vous ? 


AVANT


APRÈS